passages chez les soufis: de l’amour spirituel

par Elke de Rijcke

ibnMes poèmes composés dans le cadre du projet Passages partent d’une réflexion contemporaine sur le grand maître mystique soufi Ibn’ Arabî (1165-1240), plus particulièrement son Traité de l’amour.

« On a proposé des définitions de l’amour, mais je n’ai connu personne qui ait pu définir ce qu’il est en soi. On ne peut même pas concevoir qu’elles soient valablement données.

Quiconque tenterait de le définir ne le ferait qu’à l’aide des fruits qu’il produit, des traces qu’il laisse et des conséquences qui lui sont inhérentes puisqu’il demeure un attribut de la parfaite et inaccessible Puissance qui est Dieu lui-même. (…)

Sache  que les réalités connaissables sont de deux sortes. Certaines peuvent recevoir une définition et d’autres pas. Or, l’amour, d’après les personnes doctes en la matière qui en ont traité, n’entre pas dans les données qu’on puisse définir. L’on connaît alors celui en qui il s’établit et dont il est l’attribut sans toutefois que cet être soit en mesure de connaître sa nature et de nier sa réalité. »

(Ibn’Arabî, Traité de l’amour, trad. de Maurice Gloton, Albin Michel, coll. Spiritualités vivantes, 1986.p. 54)

Je travaille à un cycle de quatre longs poèmes, qui approfondissement les différentes approches de l’amour par Ibn’Arabî : l’amour divin (un poème), l’amour spirituel (2 poèmes, dont vous trouvez ici un extrait), l’amour physique (un poème).

Plus d’infos sur “Passages chez les soufis”

 

 

de l’amour spirituel     (extrait)

 

(…)

concordante je rends,
frémissante

j’offre mes lèvres, s’amplifient      sans que parole,  roses sans besoin de parole

une brise s’insinue de l’ouest à quel point adorée

amène la mer entièrement disponible à mes bras,
chaque jour ma peau renaît à la fraîcheur, de qui la peau,
lueurs d’or, si fine cirée par,

mon visage éclaboussé de gouttes,  à taches de rousseur temporaires

mes lèvres convoitées
proches d’être désaltérées

pendant que le vent est lancé comme des lacets, pendant que qui dure, si doux

 

*

over de spirituele liefde (fragment) 

 

(…)

instemmend geef ik terug,
zinderend

bied ik mijn lippen aan, ze zwellen    zonder dat een woord, rozen die geen woord vereisen

een o zo heerlijk briesje glipt vanuit het westen binnen

voert de zee aan helemaal overgeleverd aan mijn armen,
elke dag wordt mijn huid aan koelte herboren, van wie de huid,
gouden glans, zo fijn en glad door,

mijn met druppels bespatte gezicht, met tijdelijke sproeten

mijn begeerde lippen
die bijna worden gelaafd

terwijl de wind als linten wordt geslingerd, tussentijd die duurt, zo zacht

 

 

 

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