Poèmes de Serge Meurant à propos des réfugiés

Dans la barque
Ils scrutent le ciel,

famille encerclée d’espace
par le vent rugueux.

Ils attendent la vague
et son fracas,

déracinés du ciel,
si proches du port ensablé.

*

Les naufragés
plus démunis
que les plus démunis,

la mer ne s’est pas ouverte
pour livrer passage
au peuple non élu
pris dans la nasse obscure.

Les nouveaux nés
sont portés à bout de bras
au-dessus des vagues,

sauvés de l’abîme
décimés,
les accueillent
les plus pauvres
et les reconnaissent
comme la fratrie
des dépossédés :
paradis de l’enfer.

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